Maître Seigen Gyōshi, du monastère de Jingju, demande un jour à Sekito Kisen
-
D’où viens-tu ?
-
Je viens de Sōkei[1], lui répondit Sekitō.
Maître Seigen leva son hossu et demanda :
-
Y a-t-il ceci, chez Sōkei ?
-
Ni chez Sōkei, ni même en Inde, répondit Sekitō.
-
Tu n’es jamais allé en Inde, n’est-ce pas ?
-
Si j’y étais allé, cela y serait.
-
Si tu n’y es pas allé, comment peux-tu parler ainsi ?
-
Maître, vous devriez dire quelque chose, plutôt que me laisser tout dire.
Le Maître conclut : « Ce n’est pas que je ne puisse rien dire, mais je crains d’être mal compris ensuite. »
Le monastère du sixième patriarche Enō, où Sekitō avait pratiqué. Sōkei désigne ici à la fois le sixième patriarche et son temple.
Compilations
- Eihei kōrokuEihei kōroku (Recueil des enseignements de Eihei Dōgen) de Dogen. : 212, 9-18
- Shinji shōbōgenzōShinji shōbōgenzō de Dogen. : 1
Source
John Daido Loori, Kazuaki Tanahashi, The True Dharma Eye: Zen Master Dogen's Three Hundred Koans, Boston, Mass., 2009, ISBN 978-1-59030-465-5.