Hishiryō

Un jour, Maître YaoshanYaoshan Weiyan (745–828), disciple de Shitou Xiqian. fut interrogé par un moine :

  • Maître, vous faites zazen comme si vous étiez un roc, une montagne paisible. Mais à quoi pensez-vous ?
  • Je pense du tréfonds de la non-pensée [fushiryō], répondit YaoshanYaoshan Weiyan (745–828), disciple de Shitou Xiqian..
  • Comment faites-vous pour penser du tréfonds de la non-pensée ?
  • Au-delà de la pensée [hishiryōhishiryō
    Hi (préfixe de négation) « au-delà » et shiryō la pensée cursive.
    ].

Commentaire

Maître DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. a souvent cité ce kōan, notamment dans le FukanzazengiFukanzazengi (1227) de Eihei Dōgen.. Dans l’Eihei Kōroku (§373) il fait le commentaire suivant :

L’esprit de l'être a déjà dépéri. Le non-esprit n’est pas encore apparu. Dans la vitalité de cette existence, la pureté est suprême.


Compilation

Shinji shōbōgenzōShinji shōbōgenzō de Eihei Dōgen. : 129

Source

  • John Daido Loori, Kazuaki Tanahashi, The True Dharma Eye: Zen Master Dogen's Three Hundred Koans, Boston, Mass., 2009, ISBN 978-1-59030-465-5.