Un jour, Maître Yakusan fut interrogé par un moine :
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Maître, vous faites zazen comme si vous étiez un roc, une montagne paisible. Mais à quoi pensez-vous ?
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Je pense du tréfonds de la non-pensée [fushiryō], répondit Yakusan.
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Comment faites-vous pour penser du tréfonds de la non-pensée ?
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Au-delà de la pensée [hishiryō].
Commentaire
Maître Dogen a souvent cité ce kōan, notamment dans le Fukanzazengi. Dans l’Eihei Kōroku (§373) il fait le commentaire suivant :
L’esprit de l'être a déjà dépéri. Le non-esprit n’est pas encore apparu. Dans la vitalité de cette existence, la pureté est suprême.