Un jour, un moine demanda à Jōshū : « Un chien a-t-il ou non la nature de Bouddha ? »
Jōshū répondit : « Wu »
Version du Shōyōroku
Un moine demanda à Jōshū : « Un chien a-t-il la nature de Bouddha ? » Jōshū répondit « U. » [Oui]
Le moine dit alors : « Dans ce cas, comment est-il entré dans ce sac de peau ? »
Jōshū lui répondit : « Car, en toute connaissance de cause et intentionnellement, il commet un délit. »
Un autre moine demanda : « Un chien a-t-il la nature de Bouddha ? » et Jōshū lui répondit « Wu. » [Non]
Version du Jōshū roku
Un moine demanda : « Un chien a-t-il la nature du Bouddha ou pas ? — Wu, répondit le maître. — Qu’ils soient supérieurs de tous les Bouddhas, ou inférieurs aux animalcules, tous les êtres ont la Nature de Bouddha. Comment un chien ne l’aurait-il pas ? — Car il a une conscience karmique. »
Version du [Shinji shōbōgenzō](/Compilations/Shinji shōbōgenzō/)
Un moine demanda à maître Jōshū : « Est-ce que même un chien a la nature de Bouddha ? »
Maître Jōshū répondit : « Oui, il l’a. »
Le moine dit : « S’il a déjà la nature de Bouddha, pourquoi s’enferme-t-il dans un pauvre sac de peau ? »
Maître Jōshū répondit : « Il sait comment sont les choses et le fait exprès. »
Un autre moine demanda : « Est-ce que même un chien a la nature de Bouddha ? »
Maître Jōshū répondit : « Non. »
Le moine dit : « Si tous les êtres vivants sans exception ont la nature de Bouddha, pourquoi dites-vous qu’un chien ne l’a pas ? »
Maître Jōshū répondit : « Parce que notre point de vue mental est produit par nos expériences passées. »