Rechercher

Biographie de Xiangyan Zhixian

Extrêmement intelligent et vif d’esprit, il étudia dans sa jeunesse avec BaizhangBaizhang Huaihai (jp. Baizhang Huaihai, 749–814), disciple de Mazu Daoyi. puis, à la mort de BaizhangBaizhang Huaihai (jp. Baizhang Huaihai, 749–814), disciple de Mazu Daoyi., devint disciple de GuishanGuishan Lingyou (jp. Guishan Lingyou, 771–853), disciple de Baizhang Huaihai., l’un des deux fondateurs éponymes de l’école guiyangécole guiyang
Une des cinq écoles classiques du Chán.
.


Xiangyan ZhixianXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou. était originaire de Qingzhou dans le Shandong.

Un jour, GuishanGuishan Lingyou (jp. Guishan Lingyou, 771–853), disciple de Baizhang Huaihai. lui demanda : « Sans rien me dire de ce qui écrit dans les sūtras ou dans les enseignements des maîtres, dis-moi quel est ton visage d’avant ta naissance ? »

Il retourna dans sa cellule et y feuilleta pendant plusieurs jours tous les livres qu’il avait à sa disposition. Finalement, n’y trouvant pas de réponse, il s’écria : « Une galette en peinture ne peut rassasier un homme ! »

Il alla plusieurs fois dans la chambre de GuishanGuishan Lingyou (jp. Guishan Lingyou, 771–853), disciple de Baizhang Huaihai. pour que celui-ci lui donne une réponse. Mais elle lui fut refusée à chaque fois.

GuishanGuishan Lingyou (jp. Guishan Lingyou, 771–853), disciple de Baizhang Huaihai. finit par lui dire : « Je ne peux pas te répondre sinon, par la suite, tu me le reprocheras. Ce que je te dirais me correspondrait à moi, et non à toi. »

XiangyanXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou. quitta GuishanGuishan Lingyou (jp. Guishan Lingyou, 771–853), disciple de Baizhang Huaihai. et décida de s’installer dans l’ancien ermitage de Nanyang HuizhongNanyang Huizhong (jp. Nanyang Huizhong, 675–775), disciple de Dajian Huineng. jour qu’il regardait les feuilles tomber, sa canne de bambou heurta une pierre et résonna ; aussitôt, il fut éveillé.

Il se précipita dans son ermitage, prit un bain, fit une offrande d’encens et, se prosternant en direction du temple de GuishanGuishan Lingyou (jp. Guishan Lingyou, 771–853), disciple de Baizhang Huaihai., cria : « Votre bonté surpasse celle de mes parents. Si vous m’aviez donné des explications, je n’aurais jamais connu cette joie. »


XiangyanXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou. rédigea ensuite ces vers :

Un coup et toute connaissance est oubliée. Fini le simple prétexte de la pratique. Transformé pour soutenir l’ancien chemin, Pas noyé dans des méthodes inopérantes. Nulle part, une trace n’est laissée. Le grand dessein se situe au-delà du son et de la forme. Dans toutes les directions, la Voie réalisée, Au-delà de tout discours, le principe ultime.

XiangyanXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou. envoya un moine porter ce verset à GuishanGuishan Lingyou (jp. Guishan Lingyou, 771–853), disciple de Baizhang Huaihai. et le réciter.

En l’entendant, GuishanGuishan Lingyou (jp. Guishan Lingyou, 771–853), disciple de Baizhang Huaihai. dit à YangshanYangshan Huiji (jp. Yangshan Huiji, 807–883), disciple de Guishan Lingyou. : « Ce disciple a pénétré ! »

YangshanYangshan Huiji (jp. Yangshan Huiji, 807–883), disciple de Guishan Lingyou. répondit : « C’est une bonne représentation de l’activité de l’esprit. Mais attendez ; je vais personnellement aller vérifier la réalisation de XiangyanXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou.. »

Plus tard, YangshanYangshan Huiji (jp. Yangshan Huiji, 807–883), disciple de Guishan Lingyou. rencontra XiangyanXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou. et lui dit : « Maître GuishanGuishan Lingyou (jp. Guishan Lingyou, 771–853), disciple de Baizhang Huaihai. a fait l’éloge de la grande affaire de ton éveil. Quel preuve en donnes-tu ? »

XiangyanXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou. récita le verset précédent.

YangshanYangshan Huiji (jp. Yangshan Huiji, 807–883), disciple de Guishan Lingyou. a dit : « Ce verset pourrait être composé à partir des choses que tu as étudiées. Si tu as eu une véritable illumination, alors dis autre chose pour le prouver. »

XiangyanXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou. composa ce verset

La pauvreté de l’année dernière n’était pas une vraie pauvreté. La pauvreté de cette année est finalement une véritable pauvreté. Dans la pauvreté de l’année dernière, il y avait encore de la terre où je pouvais planter ma houe, Dans la pauvreté de cette année, il ne reste même pas la houe.

YangshanYangshan Huiji (jp. Yangshan Huiji, 807–883), disciple de Guishan Lingyou. a dit : « Je t’accorde que tu as réalisé le zen des Tathāgata. Mais quant au zen des Patriarches, tu ne l’as même pas vu en rêve. »

XiangyanXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou. composa un autre verset qui disait :

J’ai une activité. On la voit en un clin d’oeil. Si les autres ne la voient pas, Ils ne peuvent pourtant pas me traiter de novice.

Lorsque YangshanYangshan Huiji (jp. Yangshan Huiji, 807–883), disciple de Guishan Lingyou. entendit ce verset, il rapporta à GuishanGuishan Lingyou (jp. Guishan Lingyou, 771–853), disciple de Baizhang Huaihai. : « C’est merveilleux ! XiangyanXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou. a réalisé le zen des Patriarches ! »


Lorsque XiangyanXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou. prit ses fonctions d’abbé, GuishanGuishan Lingyou (jp. Guishan Lingyou, 771–853), disciple de Baizhang Huaihai. lui envoya un message accompagné d’un bâton.

Quand XiangyanXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou. les reçut, il s’ exclama : « Cieux bleus ! Cieux bleus ! »

Un moine demanda : « Maître, pourquoi agissez-vous ainsi ? »

XiangyanXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou. répondit : « À cause d’une lune maléfique et de mauvaises herbes luxuriantes. »


XiangyanXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou. entra dans la salle et s’adressa aux moines en ces termes :

« La Voie est atteinte par le biais de l’illumination et ne se trouve pas dans les mots. Elle est mystérieuse et majestueuse, et sans la moindre faille. Ne vous affolez pas l’esprit ! Tournez simplement la lumière vers l’intérieur. Ces disciples qui font chaque jour un effort total pour réaliser l’illumination sont tout simplement arriérés et confus ».


Un moine demanda :


Un moine demanda : « Qu’est-ce qu’un sindhava1 ».

XiangyanXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou. frappa la plate-forme de méditation et dit : « Viens ici ! »


À tous ses disciples, XiangyanXiangyan Zhixian (jp. Xiangyan Zhixian, ?–898), disciple de Guishan Lingyou. enseignait de manière claire et directe. Il a laissé plus de deux cents versets comme celui-ci, composés pour répondre aux situations qu’il rencontrait. Ces versets libres étaient populaires dans tout le pays.

Le poussin picore de l’intérieur, la poule de l’extérieur. Le poussin se libère de l’œuf. Quand poule et poussin sont tous deux partis, L’activité ne s’est pas égarée. Chantant la même chanson, La voix mystique continue seule.

  1. Sindhava est un ancien terme zen tiré du sanskrit qui désigne un adepte du zen doué d’une compréhension avancée.


Sources

  • Andy Ferguson, Zen's Chinese Heritage: The Masters and Their Teachings, Somerville, 2011, ISBN 978-0-86171-604-3.
  • Taisen Deshimaru, Dōgen, Le livre du kesa: Shobogenzo, Paris, 2000, ISBN 978-2-901844-25-9.