Bodhidharma apaise l’esprit

BodhidharmaBodhidharma (440?–536/554), disciple de Prajñātāra. était assis en méditation face à un mur.

Debout dans la neige, un bras coupé, HuikeDazu Huike (487–593), disciple de Bodhidharma. l’interpelle :

  • Maître, mon esprit n’est pas encore apaisé ! Je vous prie de l’apaiser.
  • Apporte-moi ton esprit et je l’apaiserai, lui répond BodhidharmaBodhidharma (440?–536/554), disciple de Prajñātāra..
  • J’ai beau chercher, cet esprit, je ne le trouve pas1.
  • Voilà, j’ai apaisé ton esprit, dit BodhidharmaBodhidharma (440?–536/554), disciple de Prajñātāra..

Autre version

Une autre version, rapportée notamment dans un manuscrit de Dunhuang, fait dire à HuikeDazu Huike (487–593), disciple de Bodhidharma. : « Lorsque je produisis la pensée d’éveil initiale, je me coupai le bras et me tins immobile dans la neige, du début de la nuit jusqu’à la troisième veille. Dans mon désir d’atteindre la Voie suprême, je ne pris pas même garde à la neige qui m’arrivait à mi-jambe. »


  1. Shin fukatoku (心不可得)


Compilations

Source

  • Gudo Wafe Nishijima, Michael Leutchford, Jeremy Pearson, Master Dogen's Shinji Shobogenzo, Guildford, Surrey, 2003, ISBN 978-0-9523002-6-7.