Chaque sermon que donnait BaizhangBaizhang Huaihai (749–814), disciple de Mazu Daoyi. dans son monastère était suivi par un vieil homme, mêlé aux moines. Quand ces derniers se retiraient, il se retirait avec eux. Mais un jour, après le départ des moines, il resta seul avec BaizhangBaizhang Huaihai (749–814), disciple de Mazu Daoyi.. Celui-ci lui demanda : « Qui est celui qui se tient devant moi ? »
Le vieil homme répondit : « À l’époque du Bouddha Kāśyapa, j’étais l’abbé de ce monastère. Un jour, un de mes disciples m’demanda si un grand pratiquant était toujours soumis à la loi des causes et des conditions. Je lui ai répondu : “Non, il ne l’est plus.” Depuis, j’erre sous forme de renard, et cela fait cinq cent vies. Aujourd’hui, je vous prie, Révérend, de me délivrer de cet état. S’il vous plait, dites-moi si un grand pratiquant est toujours soumis à la loi des causes et des conséquences ? »
BaizhangBaizhang Huaihai (749–814), disciple de Mazu Daoyi. s’approcha et répondit d’une forte voix : « Ne couvre pas tes traces ! »
À ces mots, le vieil homme fut illuminé. Il rendit hommage à BaizhangBaizhang Huaihai (749–814), disciple de Mazu Daoyi. et lui dit : « À présent, me voilà délivré. J’ai quitté mon corps de renard, dans la montagne. Révérend, puis-je vous demander de bien vouloir célébrer pour moi des funérailles de moine ? » Puis il s’en alla.
Le lendemain, BaizhangBaizhang Huaihai (749–814), disciple de Mazu Daoyi. donna au prieur du monastère l’ordre d’annoncer les funérailles d’un moine après le repas du midi. Tous s’interrogèrent : personne n’était mort récemment, ni même malade. Après le repas, BaizhangBaizhang Huaihai (749–814), disciple de Mazu Daoyi. emmena les moines dans la montagne. Au pied d’une falaise, il déterra avec son bâton le cadavre d’un vieux renard. On procéda à la crémation.
Le soir, BaizhangBaizhang Huaihai (749–814), disciple de Mazu Daoyi. relata aux moines l’entrevue de la veille. Obaku demanda : « Ce vieil homme est resté renard pendant cinq cents vies parce qu’il a donné une réponse erronée, mais que se serait-il passé s’il ne s’était pas trompé ? »
BaizhangBaizhang Huaihai (749–814), disciple de Mazu Daoyi. répondit : « Viens devant moi, je vais te répondre. »
Ōbaku se présenta devant BaizhangBaizhang Huaihai (749–814), disciple de Mazu Daoyi.… et gifla le maître. BaizhangBaizhang Huaihai (749–814), disciple de Mazu Daoyi., faisant de même, éclata de rire et félicita Ōbaku pour sa perspicacité. Puis il conclut : « J’allais te parler du barbare sans barbe, et le voici, le barbare sans barbe ! »
Compilations
- Cóngróng lùCóngróng lù (Recueil de l’égalité) de Wanshi. : 8
- Wumen guanWumen guan (La Barrière sans porte) de Mumon Ekai. : 2
- Shūmon kattōshūShūmon kattōshū (L’enchevêtrement des vignes). : 34
- Shinji shōbōgenzōShinji shōbōgenzō de Dogen. : 102
- Eihei kōrokuEihei kōroku (Recueil des enseignements de Eihei Dōgen) de Dogen. : 62, 80, 94, 205, 212, 402, 482, 510, 9-77
Sources
- Hui kai, La passe sans porte, traduit par Catherine Despeux, Éd. Points, Paris, 2014, ISBN 978-2-7578-3468-8.
- Gerry Shishin Wick, Bernie Glassman, The Book of Equanimity: Illuminating Classic Zen Koans, Boston, 2005, ISBN 978-0-86171-387-5.
- Hsing-Hsiu, Book of Serenity, traduit par Thomas F. Cleary, Shambhala Publications Inc, Boston, 1998, ISBN 978-1-57062-381-3.