L’esprit ordinaire, c’est la Voie.

Un jour, ZhaozhouZhaozhou Congshen (778–897), disciple de Nanquan Puyuan. demanda à NanquanNanquan Puyuan (748–835), disciple de Mazu Daoyi. : « Qu’est-ce que la Voie ?

  • L’esprit ordinaire, c’est la Voie, répondit NanquanNanquan Puyuan (748–835), disciple de Mazu Daoyi..
  • Dois-je m’efforcer de suivre cette direction ?
  • Si tu suis cette direction, tu dévies de la Voie.
  • Comment connaitrais-je la Voie si je ne m’y efforce pas ?
  • La Voie ne relève ni du savoir ni du non-savoir. Le savoir n’est qu’illusion et le non-savoir n’est qu’absence d’esprit. Quand on parvient véritablement à la Voie sans support, c’est comme une vaste immensité présente, un Vide suprême. Comment peut-on en parler par l’affirmation ou la négation ? »

À ces mots, ZhaozhouZhaozhou Congshen (778–897), disciple de Nanquan Puyuan. s’éveilla sur-le-champ.


Compilations

Sources

  • Hui kai, La passe sans porte, traduit par Catherine Despeux, Éd. Points, Paris, 2014, ISBN 978-2-7578-3468-8.
  • Gudo Wafe Nishijima, Michael Leutchford, Jeremy Pearson, Master Dogen's Shinji Shobogenzo, Guildford, Surrey, 2003, ISBN 978-0-9523002-6-7.