Comment 1700 kōan est organisé

1700 kōan n’est pas une suite de pages, mais un réseau de fiches reliées entre elles. Il en existe quatre catégories, organisées autour d’une centrale : les êtres humains. Ce billet décrit chacune d’elles, puis la façon dont elles se répondent.

Les kōan

Le kōan est l’unité de base du site : une anecdote brève, le plus souvent un dialogue entre un maître et un disciple.

Les biographies

Les biographies de mâitres sont un genre chinois à part entière, héritières des racontent la vie des maîtres, d’après une source identifiée. Un même maître peut en avoir plusieurs, quand les sources divergent ou se complètent. Elles sont rattachées à la fiche de la personne, dont elles reprennent le portrait.

Chaque fiche indique ses protagonistes et les recueils dans lesquels le kōan figure, avec son numéro dans chacun, car une même histoire peut apparaître dans plusieurs recueils. La fiche peut aussi donner d’autres versions de l’anecdote, un commentaire ou un poème.

Au centre : les personnes

La littérature des kōans est la trace laissée par l’activité, la vie même des maîtres anciens. Je leur dédie ce site, intégralement.

Qui sont-ils ? Chaque maître, chaque disciple, chaque personnage cité a sa fiche : son nom en pinyin1, sa lecture rōmaji2, ses caractères, ses dates, et surtout son ou ses maîtres.

Toutes les autres fiches pointent vers les personnes, et la page d’une personne rassemble à son tour les kōan où elle apparaît, ses biographies et les textes qui la mentionnent. Les liens de maître à disciple dessinent la lignée : ils produisent le graphe affiché sur chaque page et le graphe général.

Les compilations

Les kōan nous sont parvenus à travers des recueils classiques : le Wumen guanWumen guan (La Barrière sans porte) de Wumen Huikai., le Biyan luBiyan lu (Le Recueil de la falaise bleue, ca. 1125)., le Cóngróng lùCóngróng lù (Recueil de l’égalité) de Hongzhi Zhengjue., le DenkōrokuDenkōroku (Annales de la transmission de la lumière) de Keizan Jōkin. Collection de cinquante-trois biographies commentées des patriarches du zen sōtō, écrite par Keizan Jōkin en 1300. et quelques autres. Chaque compilation a sa fiche, avec son auteur, sa date et son titre en caractères. Sa page rassemble, dans l’ordre du recueil, les kōan, les textes et les biographies qui en sont tirés.

Les textes

Les textes sont des écrits plus longs que les kōan : sermons, poèmes, chapitres du ShōbōgenzōShōbōgenzō (Le Trésor de l’œil de la vraie loi) de Eihei Dōgen. « Le Trésor de l’œil de la Vraie Loi », recueil de textes de Dōgen abordant une vaste gamme de sujet. L’essence de son enseignement, destiné à ses disciples. de DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing.. Une fiche de texte distingue son auteur des personnes qui y sont citées, et signale les kōan qu’il commente ou reprend.

Comment les liens se construisent

Un lien n’est déclaré qu’une fois, dans un seul sens : le kōan nomme ses protagonistes, la biographie nomme son maître. Le lien inverse est calculé à la génération du site. C’est ainsi que la page d’une personne connaît tous les kōan qui la citent sans que personne ait eu à les recopier. Le texte courant est traité de la même façon : un nom de maître ou de recueil qui y figure devient un lien, accompagné d’une courte note en marge. Enfin, le glossaire explique les termes bouddhiques, et la page Sources indique, pour chaque fiche, les ouvrages dont elle provient.


  1. Translittération du chinois en écriture latine.

  2. Translittération de la langue japonaise en écriture latine.